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	<title>Chouyo&#039;s World &#187; Génériques de séries</title>
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		<title>&#171;&#160;English touch&#160;&#187; : Woody, Rowan et Jane</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 13:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où je m'ennuie avec Woody Allen (au point de revisionner ses films précédents pour m'en remettre), mais me régale avec la BBC. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des trumeaux ? Non, pas du tout : juste trois parfums d&#8217;Angleterre passés sous mes narines ces dernières semaines, trois images très nettement différentes&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="aligncenter" src="http://www.cahierducinema.com/critiques06/MatchPoint.jpg" alt="http://www.cahierducinema.com/critiques06/MatchPoint.jpg" width="374" height="250" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je n&#8217;avais pas vu les films de <strong>la période anglaise de Woody Allen</strong> : après avoir longtemps tourné autour du pot, j&#8217;ai donc regardé <em>Match Point</em> et <em>Scoop</em> (pas <em>Le Rêve de Cassandre</em> en revanche).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Que dire&#8230; Les deux intrigues sont assez similaires dans les milieux décrits (la classe moyenne qui s&#8217;introduit dans la classe aristocratique britannique), certains dialogues se font écho (l&#8217; &laquo;&nbsp;agressivité&nbsp;&raquo; dans la manière de draguer), avec un côté ville et un côté campagne. Bien sûr, les renvois à l&#8217;oeuvre de Woody Allen sont nombreux, et  les références trop évidentes dans <em>Scoop</em>, nettement moins bon que <em>Match Point</em> à tous points de vue, entre la référence à Jack l&#8217;Eventreur, celle à <em>Meutre mystérieux à Manhattan</em> qui se réfère lui-même à <em>Fenêtre sur cour</em> d&#8217;Alfred Hitchcok. Je ne suis pas sans savoir que ces jeux de références et d&#8217;auto-références sont une des données principales de l&#8217;oeuvre de Woody Allen, mais le souffle n&#8217;y est pas/plus et l&#8217;on s&#8217;ennuie un peu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D&#8217;autant que je n&#8217;aime pas du tout dans ces films <strong>la mollesse de Scarlett Johannson</strong>. Désolée, elle est mignonne, ronde, a une bonne bouille mais son jeu, sa posture et même son débit sont mollassons ; quand bien même représenterait-elle par là la nonchalance américaine, elle est fatigante à regarder et à écouter. J&#8217;en suis venue à regretter amèrement Diane Keaton, alors même que je me dis qu&#8217;il faut arriver à regarder Woody Allen sans avoir tous ses autres films en arrière-plan. <strong>Jonathan Rhys Meyers</strong> dans <em>Match Point</em> est tout à fait crédible et pertinent, mais <strong>joue un peu trop des mimiques de bouche et d&#8217;yeux bleus</strong>, ce qui détonne absolument dans le style du film. Quant à <strong>Woody Allen</strong>, dans <em>Scoop</em>, <strong>j&#8217;aurais largement préféré qu&#8217;il n&#8217;y joue pas</strong> : une pâle copie du Woody de <em>Meutre mystérieux&#8230;</em>, une singerie de <em>Guerre et Amour</em>, la loghorrée verbale bégayante où les propos n&#8217;ont malheureusement plus aucun intérêt (ce qui n&#8217;était absolument pas le cas de ces films). La conclusion ? De la même manière que j&#8217;étais restée affligée par <em>Vicky Cristina Barcelona</em>, encore plus par <em>Whatever works</em> (à nouveau de multiples références, <em>Lolita</em> avec en sur-impression <em>La Rose pourpre du Caire</em> et le dialogue avec le public des premiers films, mais sans plus rien de &laquo;&nbsp;bondissant&nbsp;&raquo; et de dynamique, à part la toujours excellente Patricia Clarkson (Sarah dans <em>Six Feet Under</em>) : après <em>Harry dans tous ses états</em>, qui m&#8217;avait déjà un peu énervée, j&#8217;avais décidé d&#8217;en rester là, peut-être aurais-je du ? J&#8217;avoue : depuis, je re-visionne des films plus anciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="aligncenter" src="http://www.pemberley.com/photos/firth/headshot.jpg" alt="http://www.pemberley.com/photos/firth/headshot.jpg" width="294" height="327" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Encore l&#8217;Angleterre, avec un véritable chef-d&#8217;oeuvre du petit écran cette fois : tu oublies immédiatement tout le reste et tu te dépêches de trouver <strong>les six épisodes que la BBC a fait en 1995 de <em>Pride and Prejudice</em></strong> (<em>Orgueil et Préjugés</em>) d&#8217;après le roman de Jane Austen. Colin Firth, absolument délicieux, des dialogues très fidèles et un esprit distillé avec soin sans que cela devienne trop pesant, une reconstitution extrêmement fine sans être lourde : <strong>magnifique d&#8217;un bout à l&#8217;autre</strong>, même si tu connais l&#8217;oeuvre par coeur. Le spectateur n&#8217;a qu&#8217;une envie, s&#8217;impliquer dans l&#8217;histoire, intervenir auprès des personnages, résoudre les <em>quiproqui</em> et les malentendus qui nouent toute l&#8217;intrigue. Je le redis, un chef-d&#8217;oeuvre : <strong>et six heures avec Colin Firth, on ne peut pas dire non&#8230;</strong></span></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CQSFmrkR-QA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/CQSFmrkR-QA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="aligncenter" src="http://www.rankopedia.com/CandidatePix/25056.gif" alt="http://www.rankopedia.com/CandidatePix/25056.gif" width="260" height="379" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin, encore et toujours l&#8217;Angleterre mais dans un style tout différent : <strong><em>The Black Adder</em></strong>. Mouahahahahahah. Comment dire&#8230; Tu prendre Rowan Atkinson au début des années 1980 et tu lui fais jouer le personnage du fieffé félon de la famille royale anglaise, transposant ensuite ses descendants jusqu&#8217;à l&#8217;époque contemporaine en ajoutant au passage Stephen Fry et Hugh Laurie&#8230; Ou <strong>comment relire l&#8217;histoire de manière moderne, cynique, avec jeux de mots et un comique de situation tout à fait atkinsoniens</strong>, gras et fin à la fois, suprêmement bête et intelligent en même temps. C&#8217;est étonnant au premier abord, et puis on se laisse prendre au jeu : et après, on fredonne le générique&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/LoisXhmC7F0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/LoisXhmC7F0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Le générique de &#171;&#160;Oz&#160;&#187;.</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jul 2009 11:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai découvert Oz il y a sept ans avec ma colocataire de l&#8217;époque, et j&#8217;en suis encore toute retournée. Rien à voir avec Le Magicien d&#8217;Oz, bien que la référence soit évidente. Une série faite de tensions, d&#8217;angoisse, de coups et d&#8217;une absence absolue de morale et de justice. Une série qui se veut à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai découvert <em>Oz</em> il y a sept ans avec ma colocataire de l&#8217;époque, et j&#8217;en suis encore toute retournée. Rien à voir avec <em>Le Magicien d&#8217;Oz</em>, bien que la référence soit évidente. Une série faite de tensions, d&#8217;angoisse, de coups et d&#8217;une absence absolue de morale et de justice. Une série qui se veut à l&#8217;image de la vie en prison, certes, mais surtout de la vie en société. Une série où, non, il n&#8217;y a pas de merveilleux monde en Technicolor qui attend de l&#8217;autre côté&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quoi que c&#8217;est</strong></span> : Oz, pour <em>Oswald State Correctional Facility</em>, est une prise d&#8217;Etat américaine qui contient un quartier expérimental de haute sécurité, Emerald City. Expérimental parce que son concepteur, Tim Mc Manus, tente d&#8217;y créer une interaction sociale maximale et un partage des tâches entre les délinquants les plus endurcis et d&#8217;autres détenus moins difficiles, afin de préparer la meilleure réinsertion sociale possible. Ce microcosme reproduit très rapidement les équilibres et déséquilibres de la société américaine, groupes soudés pour maintenir (ou non) un semblant de règles : les Irlandais, les Latinos, les Italiens, mais aussi les aryens, les homosexuels, les chrétiens, les musulmans et d&#8217;autres &laquo;&nbsp;bandes&nbsp;&raquo; qui tâchent d&#8217;asseoir leur pouvoir comme dans la rue. Ceux qui restent tentent de survivre au gré des alliances.</p>
<p>Une série étonnante et des plus abouties. Vraiment. D&#8217;une violence et d&#8217;un réalisme inouïs, mais qui n&#8217;ont rien de gratuit : son créateur Tom Fontana travaille bien, très bien même, et veut faire réfléchir le spectateur. Comment s&#8217;intégrer dans la jungle, urbaine ou carcérale, quand la seule loi qui fonctionne est celle du plus fort ? Serions-nous celui qui plie ou celui qui fait plier ? Pourrions-nous nous autoriser un quelconque troisième choix ? Il cherche aussi à brouiller les pistes et à faire comprendre à quel point les catégories morales sont flexibles, et même pour le spectateur. Parce qu&#8217;au gré des épisodes les prisonniers mourant tour à tour, on se prend à se raccrocher à des personnages parce que l&#8217;on en a BESOIN : la tension est palpable, le spectateur halète, il FAUT un référent, il faut au moins pouvoir se rassurer en se disant que LUI il sait où il va. Bien que&#8230; où va-t-il réellement ? Aucune n&#8217;est un héros, même pas ceux qui tentent de conserver des principes ; et sûrement pas les gardiens non plus&#8230;<br />
Le personnage d&#8217;ouverture, le prisonnier en fauteuil roulant Augustus Hill, est une bonne métaphore de cette moralité floue qui est l&#8217;essence même de l&#8217;humanité : il semble introduire à chaque début épisode un fil conducteur expliquant le pourquoi du comment. Mais il s&#8217;avère que ce repère moral, presque affectif, est vicié dans cette lutte pour la survie. Tous peuvent flancher, ceux qui ont des principes, ceux qui n&#8217;en ont pas, ceux qui paraissent &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; et ceux qui paraissent &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo;. Une réflexion sur le milieu carcéral est bien évidemment à l&#8217;oeuvre dans cette série (conditions d&#8217;incarcération, peine de mort, drogue, servitudes sexuelles, meurtres&#8230;) et n&#8217;allons pas croire dans une vision angélique du monde que seules les prisons américaines sont concernées. Mais <em>Oz</em> est aussi une réflexion sur l&#8217;homme, brillante : car l&#8217;état d&#8217;une prison et le traitement des prisonniers reflète bien l&#8217;état d&#8217;une société et de la place qu&#8217;y tient l&#8217;homme&#8230;<br />
Quant au générique ? Il correspond exactement à ce qu&#8217;est la série : une suite de scènes dans différents lieux d&#8217;Emerald City où les hommes sont aux prises les uns avec les autres, manipulés et manipulateurs. Des percussions décousues, chaotiques, cette lutte de chaque instant pendant que la lente et longue basse du saxophone (baryton, basse ?) comme la routine carcérale quotidienne hachée par les appels stridents du saxophone soprano, les horaires et tâches à respecter et par les meurtres. La phrase musicale, l&#8217;harmonie n&#8217;existe pas : les cris, les coups, c&#8217;est tout. Dans le générique, les scènes de violence à Em City se superposent à une scène de tatouage. Un homme (Tom Fontana en réalité) se fait tatouer &laquo;&nbsp;Oz&nbsp;&raquo; sur le bras. Douleur et fierté qui se mêlent, dans la série comme dans la réalité, qui poussent à agir bien plus que tout autre principe, toute religion, toute morale. Comme Tom Fontana, comme les prisonniers d&#8217;Em City, le spectateur ressort d&#8217;<em>Oz</em> marqué.</p>
<p style="text-align: justify;"><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZivBDu2hIUw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/ZivBDu2hIUw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Du générique de &#171;&#160;Sex and the City&#160;&#187; : mes chaussures, moi et moi.</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 15:24:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[générique]]></category>
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		<description><![CDATA[ Au thème nettement plus guilleret que les précédentes séries dont j&#8217;ai parlées, ce générique de Sex and the City est un modèle très fin années 1990 : flashs d&#8217;images d&#8217;une ville parallèle au personnage principal sur une phrase musicale très simple. Il fait partie de ces génériques que j&#8217;ai attendus avec impatience pendant deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://storage.canalblog.com/42/61/389492/42113842.jpg" target="_blank"><img style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" src="http://storage.canalblog.com/42/61/389492/42113842_p.jpg" border="0" alt="Sex_and_the_City" width="97" height="127" /></a> Au thème nettement plus guilleret que les précédentes séries dont j&#8217;ai parlées, ce générique de <em>Sex and the City</em> est un modèle très fin années 1990 : flashs d&#8217;images d&#8217;une ville parallèle au personnage principal sur une phrase musicale très simple. Il fait partie de ces génériques que j&#8217;ai attendus avec impatience pendant deux ou trois saisons, j&#8217;adorais la série, quand tout à coup, je ne pouvais plus le voir en peinture ! La série n&#8217;a alors plus tardé à m&#8217;horripiler&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quoi que c&#8217;est</strong></span> : <em>Sex and the City</em> est le nom d&#8217;une chronique que tient Carrie Bradshaw dans un grand journal new-yorkais. Elle y couche ses réflexions sur les relations sexuelles et affectives entre les hommes et les femmes, à travers sa propre expérience : avec ses trois amies, Miranda, Charlotte et Samantha, elles évoquent leur vie sexuelle et leurs tourments amoureux de célibataires (endurcies mais qui ne cherchent en fait qu&#8217;une chose, l&#8217;homme idéal voire le prince charmant) au sein d&#8217;un univers fait de jet-set new yorkaise, de haute couture, d&#8217;hommes et surtout d&#8217;elles-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu l&#8217;as compris, la série m&#8217;a agacée tout à coup. Et pourtant, je l&#8217;avais trouvée novatrice, détendante et très drôle. Je ne sais pas pourquoi : peut-être ai-je pris tout à coup conscience que rien n&#8217;est crédible dans cette histoire ? Que sous des dehors &laquo;&nbsp;parlons crûment de sexe entre femmes&nbsp;&raquo; et ayons des réflexions profondes, le propos était en réalité on ne peut plus conventionnel et respectueux de la morale ? Ou bien que, finalement, cette série ne parle que d&#8217;argent (combien de Manolo Blahnik vais-je pouvoir acheter ce mois-ci ? dans combien de restaurants huppés vais-je encore pouvoir manger ?) ? Je ne sais pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste que le générique rend très bien compte de cette atmosphère double, du conventionnel sans tabou : percussions et piano rappellent avec légèreté que le propos est détendu et sans <em>a priori</em>. Avec <em>Sex and the City</em>, le spectateur sait qu&#8217;il explorera avec humour la part la plus sympathique de la vie, le sexe, dans une ville sans limite. Gros plans sur le large sourire de plaisir de Sarah Jessica Parker au milieu de la rue, au milieu des vues d&#8217;ensemble sur les gratte-ciel de New York, ville des possibles. Elle jouit d&#8217;elle-même, habillée avec goût et originalité, au milieu d&#8217;une ville à son image.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, à mesure que le générique avance, les plans sur l&#8217;univers de la série se rétrecissent : des bouts d&#8217;immeubles à l&#8217;architecture complexe, une roue de taxi ; en contrepoint, la présence de l&#8217;héroïne grandit. Du sourire au portrait, puis coupée aux trois-quarts puis en pied, il y a un phénomène de vases communiquants : moins la ville est visible, plus Carrie Bradshaw l&#8217;est ; moins elle parle du monde, plus elle parle d&#8217;elle-même. Le générique finit par conduire à l&#8217;héroïne debout au milieu du trottoir, dans sa jupe ballerine hors de prix telle un ersatz de Marilyn Monroe, éclaboussée. Le fauteur de trouble ? Un bus. Un véhicule des transports en commun (dont c&#8217;est, je crois, la seule occurence), sur lequel est placardée une publicité pour sa propre chronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui est le titre éponyme de la série. Mise en abyme, de moi à moi, moi heureuse et satisfaite de moi-même qui est ramenée à la réalité, mais pour voir à quel point je suis célèbre&#8230; Le générique indique finalement clairement que la série ne parle de rien d&#8217;autre que de &laquo;&nbsp;moi-moi-moi-moi&nbsp;&raquo; tout en prétendant réfléchir aux problèmes qu&#8217;ont les gens à se parler, se plaire, se faire plaisir. Ce quatuor évolue hors du monde, dans un ailleurs où tout ce qui fait tâche au propre comme au figuré dérange et a été supprimé. Cela doit être ça qui a fini par avoir raison de mon intérêt : j&#8217;aurais du regarder le générique avec plus d&#8217;attention dès le début&#8230;</p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Tf8LmGSOO4M&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/Tf8LmGSOO4M&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Tf8LmGSOO4M&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/Tf8LmGSOO4M&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
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		<title>Du générique de &#171;&#160;Dexter&#160;&#187;.</title>
		<link>http://www.chouyosworld.com/2009/07/19/du-generique-de-dexter/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 16:53:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
				<category><![CDATA[***Tous les articles !***]]></category>
		<category><![CDATA[Génériques de séries]]></category>
		<category><![CDATA[Je me culture]]></category>

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		<description><![CDATA[ Aujourd’hui ? Je me penche sur le générique de Dexter.
Il fait partie de ces génériques qui&#8230; gratouillent. Léché, policé, parfait esthétiquement et musicalement et&#8230; qu&#8217;il est impératif au bout d&#8217;un certains nombre d&#8217;épisodes de zapper tellement il gratouille, justement.
Quoi que c&#8217;est : Dexter Morgan (Michael C. Hall) travaille à la police de Miami comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://storage.canalblog.com/91/48/389492/41835013.jpg" target="_blank"></a> Aujourd’hui ? Je me penche sur le générique de <em>Dexter</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fait partie de ces génériques qui&#8230; gratouillent. Léché, policé, parfait esthétiquement et musicalement et&#8230; qu&#8217;il est impératif au bout d&#8217;un certains nombre d&#8217;épisodes de zapper tellement il gratouille, justement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Quoi que c&#8217;est</strong></span> : Dexter Morgan (Michael C. Hall) travaille à la police de Miami comme spécialiste des tâches de sang le jour, en médecine légale donc, et la nuit est tueur en série. Il choisit des victimes qui sont expressément coupables de meurtres car il obéit à un code de conduite, enseigné par son père adoptif lui-même policier. Tout l&#8217;enjeu pour Dexter est donc de mener la vie la plus normale possible tout en découpant ses victimes la nuit, et en évitant que ses collègues (dont sa soeur, jouée par Jennifer Carpenter) ne le découvrent.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Je ne m&#8217;étends pas plus sur la série elle-même, j&#8217;en avais parlé <a href="http://chouyo.canalblog.com/archives/2009/05/08/13584168.html">ICI </a>et <a href="http://chouyo.canalblog.com/tag/Dexter">LA</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le générique ? Hmmmmmm., un bijou à lui tout seul. Des couleurs acides et éclatantes sur un fond gris-vert rassurant et moelleux dans le flou de la caméra. Dexter est en effet précis, méthodique, rassurant parce qu&#8217;il agit avec précision et rapidité. dans une réalité complexe et opaque. Il n&#8217;apparaît d&#8217;ailleurs que par morceaux dans le générique (un bras, une main, le cou et enfin le visage) tout comme fonctionne son mode opératoire de tueur qui découpe ses victimes. L&#8217;enchaînement des séquence est parfait, rebondissant sur une musique en pointillés à la phrase musicale irritante&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;inspirant du générique du film <em>American Psycho</em>, le principe suivi est l&#8217;élément qui gratouille justement : décevoir les attentes du spectateur. Tout se joue là-dessus : Dexter est un tueur en série et découpe ses victimes ? Et c&#8217;est une succession de scènes macro d&#8217;un carnage sans nom : dissection, découpe, strangulation, sang&#8230; Le tout, avec une belle orange sanguine délicatement pressée, un oeuf au plat percé (référence à <em>Un Chien andalou</em> ?), du porc grillé pour un bon petit déjeuner&#8230; Rasage, habillage, tout fait croire que l&#8217;on assiste à une scène de meurtre alors qu&#8217;en fait, ce n&#8217;est qu&#8217;une scène de &laquo;&nbsp;routine matinale&nbsp;&raquo;. Brillamment mise en scène au point que le petit sourire de Dexter sortant de chez lui ne peut nous empêcher de frissonner.</p>
<p style="text-align: justify;">Insupportable donc, mais excellent générique que celui de <em>Dexter</em> !</p>
<p style="text-align: justify;"><object width="425" height="344"><param value="http://www.youtube.com/v/ej8-Rqo-VT4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" /><param value="true" /><param value="always" /><embed width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/ej8-Rqo-VT4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
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