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	<title>Chouyo&#039;s World &#187; Littéralectures</title>
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		<title>Méditerranée mon amour : Le Paradis des Femmes, Ali Bécheur</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 07:23:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une plongée littéraire dans une Méditerranée de mots, de corps et de sens. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/09/Le-Paradis-des-Femmes-Ali-Bécheur.jpg"><img class="size-full wp-image-4582 aligncenter" title="Le Paradis des Femmes Ali Bécheur" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/09/Le-Paradis-des-Femmes-Ali-Bécheur.jpg" alt="Le Paradis des Femmes Ali Bécheur" width="134" height="200" /></a></span><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>D&#8217;un geste preste, le coiffeur me débarrasse de la serviette qui me serre le cou, un dernier coup de brosse et j&#8217;emboîte le pas à mon père glissant une pièce dans la paume de Monsieur Chamak, merci maître, au plaisir jeune homme.</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>C&#8217;est quoi, le plaisir ?</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>***</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On entre dans <em>Le Paradis des Femmes</em> comme dans une ruelle de médina. On y suit ce jeune garçon, cet adolescent, cet homme bientôt, d&#8217;un souvenir à l&#8217;autre au gré des seuils que l&#8217;on franchit. Intérieurs assoupis ou vibrant d&#8217;éclats de voix, on s&#8217;habitue à la pénombre après l&#8217;éclat aveuglant du soleil, on passe des bagarres entre copains aux salutations de l<em>&#8216;aïd</em>, des sorties d&#8217;école aux terrasses de café où un oncle raconte ses conquêtes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C&#8217;est la rencontre avec Luz, femme inattendue d&#8217;un ailleurs exotique, qui initie une plongée dans le Tunis d&#8217;un homme, écrivain amoureux de la féminité. Il veut lui dire son Tunis, il veut se dire lui. Alors Ali Bécheur nous entraîne dans un monde sensoriel, sensuel, où les gourmandises se croquent, les contes se disent, les <em>sefsari</em> se faufilent dans les rues et les peaux se caressent enfin&#8230; Une douce nostalgie aurait pu alourdir ce roman, </span><span style="color: #000000;">mais l&#8217;écrivain francophone d&#8217;une Babel où résonnent l&#8217;italien et l&#8217;arabe, sait </span><span style="color: #000000;">l&#8217;enflammer du désir, celui que découvre un jeune garçon, celui que tente de combler l&#8217;homme qu&#8217;il devient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec une gourmandise vorace pour son son propre désir et pour celui des  femmes qu&#8217;il croise, le narrateur découvre ce  &laquo;&nbsp;petit animal&nbsp;&raquo; au  dos rond, lové entre les cuisses féminine, sous une jupe ou un maillot de bain. Enfant, il veut l&#8217;attraper, le  toucher, et la minute d&#8217;après reste fasciné par le  ballon  rond inaccessible dans la vitrine : désirs d&#8217;un jeune garçon&#8230; Devenu homme, toujours généreux et vorace, son désir se  consume, s&#8217;exaspère, entre les cuisses de Juliette, s&#8217;enflamme et se finit dans les larmes de l&#8217;impossible avec Florence. De ces trois nuits parisiennes transparaît en quelques phrases une douleur poignante : Paris, c&#8217;est le lieu qui change, des études à l&#8217;amour violent, à l&#8217;amour qui brise, c&#8217;est le lieu du déchirement et des pleurs d&#8217;un homme qui aura  aimé trois nuits à corps perdu. Paris, dont on revient à Tunis différent à jamais&#8230;</span><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Je suis revenu dans ma ville dont j&#8217;avais  gardée,  intacte, l&#8217;image de ma nostalgie. Nous ne nous sommes pas  reconnus, elle  avait changé, moi aussi. C&#8217;était une autre ville,  n&#8217;importe laquelle,  c&#8217;était fini.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On a dit du <em>Paradis des  Femmes</em> que la figure de la mère y dominait. C&#8217;est convenu, et je n&#8217;y crois pas. Dans  ce monde où le narrateur est devenu homme, fils du père, petit-fils de l&#8217;imam,  elle a disparu doucement après cet étrange traquenard festif de la circoncision. Elle a laissé place à toutes les femmes, accessibles désormais par ce rite accompli. Filles de voisins, lycéennes, cousines, passantes et ces Françaises de l&#8217;époque coloniale dans leur robe de plage, toutes  prennent corps et chair et coeur maintenant que son regard est devenu mâle.</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Dans une société malade de ses femmes, chaque rencontre est un  complot, billets doux circulant pendant la récréation, signes de  connivence, si je mets mon foulard orange c&#8217;est que je peux venir, si&#8230;  Du haut de leur balcon, des ménagères m&#8217;épiaient, appuyées sur leur  balai ou battant leurs tapis, réprobatrices ou, qui sait ?, envieuses&#8230;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et les hommes dans ce paradis des femmes ? Ils sont en demi-teinte, en retrait, racontent et marchandent, mais surtout grondent devant les devoirs non faits. Etonnant aussi, si rarement décrits, ces regards masculins posés sur des corps masculins, &laquo;&nbsp;<em>le soir, au fond de mon lit, revenait me hanter ce désir de rapt que  je déchiffrais dans les yeux carnassiers, suscitant en moi un sentiment  confus qui s&#8217;insinuait entre veille et sommeil. J&#8217;effleurais le duvet  tapissant les recoins de mon corps, voués désormais à la dissimulation, à  la honte, à l&#8217;inavouable, où ma main inventait les gestes du plaisir, y  apposait le sceau d&#8217;une connivence secrète. Le désir dévoilait son ambiguïté, révélait son dilemme. Prendre ou être pris, où passe la  frontière ?</em> &nbsp;&raquo; . Et c&#8217;est aussi un mari dentiste-passionné-de-belles-voitures-emmenant-sa-femme-aux-Seychelles : terne, comme tous les autres. Tout à leur occupation, à leur masculinité, rien du désir qui étreint le narrateur de poser ses lèvres sur un corps féminin pour le goûter jusqu&#8217;à s&#8217;enivrer, s&#8217;y perdre.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>L&#8217;amour,  ou tu lui donnes tout, ou tu ne donnes rien. Si tu restes à  mi-chemin,  c&#8217;est une moitié d&#8217;amour, c&#8217;est-à-dire rien. Rien qui vaille  de le  vivre.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais ne te méprends pas, le paradis des femmes n&#8217;est pas un harem ou un gynécée. C&#8217;est un magasin de tissus, qui n&#8217;apparaît que loin dans le roman. Mais ce &laquo;&nbsp;Bonheur des Dames&nbsp;&raquo; de l&#8217;autre rive de la Méditerranéen explique tout : ses arrivages font frémir la capitale tunisienne, organdis  froissés et soies carressées, et le narrateur y accompagne Ommi Khadouja. Démarche  souffreteuse, enveloppée de son <em>sefsari</em>, elle fait déballer et marchande en sirotant sa citronnade. Lui la protège, la regarde, l&#8217;écoute. La conteuse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sa conteuse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La parole d&#8217;Ommi Khadouja plane sur tout le roman. Elle conte au garçonnet ce qu&#8217;il y a au-delà du Sindh et de l&#8217;Inde,  les djinns et les caravansérails, pierres précieuses et belles à sauver, princes et  tempêtes. Les mots qu&#8217;elle dit sont le réel de cet enfant qui écoute la parole nocturne, qui résonne encore dans les pages de l&#8217;écrivain. Il écrit, ce narrateur, il enseigne aussi. Il a la gourmandise des mots comme il a la gourmandise des corps, et j&#8217;ai trouvé sous sa plume toute la jubilation, l&#8217;inquiétude et la solitude de celui qui transmet :</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Enseigner, c&#8217;est un examen que l&#8217;on passe chaque jour. Une cour de  justice où l&#8217;on comparaît sans avocat Seul. Seul contre tous et, si ça  marche, avec tous. Mais seul, toujours.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors, l&#8217;homme du <em>Paradis des Femmes</em> entre par une femme en écriture, et son avidité de la féminité écrit un roman.</span><span style="color: #000000;"> Eloge du  désir, masculin et féminin, éloge d&#8217;une sensualité qui fait goûter  l&#8217;ondulation d&#8217;une jupe sur des hanches, qui donne envie de lécher la perle de  sueur sur  la lèvre de l&#8217;autre, ce roman déborde d&#8217;émotions, ode au désir masculin qui ne se pense qu&#8217;en se lovant dans le désir féminin. Jusqu&#8217;à plus-soif. Y </span><span style="color: #000000;">retrouver les parfums, les saveurs, les textures de toute une vie.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>A  l&#8217;issue d&#8217;un combat sans merci, sa résistance faiblit, je capture sa  bouche, un ultime sursaut, elle cède enfin, ses lèvres, un caramel  fondant. Le premier baiser d&#8217;amour.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le paradis des femmes ? Comme Ommi Khadouja choisit les étoffes en les regardant, en les appréciant, les palpant, les caressant, l&#8217;écrivain se laisse envahir par les souvenirs des femmes qu&#8217;il a connues, aimées, rêvées. Il crée son paradis en mettant en mots ces chairs qu&#8217;il a caressées et assouvies, dont il a joui. Ces regards où il s&#8217;est perdu, ces parfums qu&#8217;il a goûtés, seule l&#8217;écriture les lui rendra, seule l&#8217;écriture les conservera.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Le Paradis des Femmes</em> n&#8217;est pas un hymne à la femme ou à la mère, loin de là. C&#8217;est un hymne trop rare à l&#8217;homme sensuel qui aime la femme à tel point qu&#8217;il lui dédie ses mots&#8230;</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Les feuilles s&#8217;accumulent. Tu es là, Luz, toute entière, noir sur  blanc. Cette pile contient les mille et une pages d&#8217;un roman inachevé,  inachevable.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La prochaine étape de &laquo;&nbsp;Méditerranée mon amour&nbsp;&raquo; sera une escale au Liban&#8230;</strong><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></p>
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		<title>La petite fille et le chaiwalla</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 14:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parce que parfois il suffit d'un rythme et de quelques mots pour faire surgir un univers entier. Et là, je laisse une autre parler à ma place. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J&#8217;ai aimé lui donné la main dans les rues de Bombay. Parler avec elle de notre vie en Inde, et voir sa tête penchée sur un énième livre, le cinquantième de la journée sans doute. Aimé savoir qu&#8217;elle avait parcouru les rues avec sa classe, pour découvrir les petits métiers de l&#8217;Inde, et un poème en a éclos.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J&#8217;ai été&#8230; étonnée. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors je laisse ma place aujourd&#8217;hui, alors je me tais enfin. Eva, 9 ans, qui vit elle aussi à Bombay&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/08/Mumbai-Chaiwalla.jpg"><img class="size-full wp-image-4313 aligncenter" title="Mumbai Chaiwalla" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/08/Mumbai-Chaiwalla.jpg" alt="Mumbai Chaiwalla" width="600" height="448" /></a></span><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I make the Chai for a big man</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I make the Chai for a woman</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I make the Chai for a worker</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I make the Chai for a lawyer</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I put some sugar in my hot Chai Mix Mix</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I put some tea in my hot Chai Mix Mix</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I put some milk in my hot Chai Mix Mix</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I put some cinnamon in my hot Chai Mix Mix</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I put some spices in my hot Chai Mix Mix</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I start at 5</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Finish at 9</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I cannot see my girl of 5</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>But I can see my boy of 9</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>My small-baby is very sick</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>When I make the Chai Mix</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I dream I’m a big doctor. Mm…</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>And my small baby is very good</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>I like my job. Yes</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>But I want a better job. Mm…</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>With more money</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>To pay a doctor</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>To cure my small baby. Yes</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Eva</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
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		<title>Ce qu&#8217;est la mauvaise vie&#8230; Malavita, Tonino Benacquista</title>
		<link>http://www.chouyosworld.com/2011/06/03/ce-quest-la-mauvaise-vie-malavita-tonino-benacquista/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 06:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman noir d'une qualité littéraire rare. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>[Cela fait des mois et des mois que je n'ai pas parlé de livres ici. Et pourtant je lis. Alors reprenons les bonnes vieilles habitudes...]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/06/Malavita-Benacquista.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4021" title="Malavita Benacquista" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/06/Malavita-Benacquista.jpg" alt="Malavita Benacquista" width="173" height="290" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Malavita</em> est un véritable roman noir, délicieux comme il se doit, écrit avec la finesse que nécessite la plongée dans les méandres non vraiment de la mafia, parce qu’il est question de mafia ici, mais de <strong>la culpabilité d’un être humain</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Fred est à la tête de cette petite famille qui vient s’installer à Cholong-sur-Avre, en Normandie.Vie rangée apparemment, et pourtant un passé lourd : Américains, ils fuient en réalité les représailles de la mafia trahie par Fred, un ancien de la « famille »…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sous la plume de Tonino Benacquista, on a alors entre les mains <strong>un de ces romans rares, simple et complexes à la fois</strong>, auxquels on ne peut rien ajouter et rien enlever. <em>Malavita</em>, c’est la mauvaise vie, la mafia italo-americaine, celle qui a tout donné à Fred et qu’il a décapitée en envoyant un des <em>capi</em>, justement, en prison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais la mauvaise vie c’est aussi la sienne désormais : protégé de loin puis de près par le FBI, rongé par le remords et l’assurance pourtant qu’il ne pouvait faire autrement que trahir, pour son propre bien.<strong> La mauvaise vie n&#8217;est pas celle que l&#8217;on croit. </strong>Elle n&#8217;est pas faite de drogues, d&#8217;armes à feu et de prostituées, <strong>c’est celle que l&#8217;on n&#8217;a pas choisie</strong>, celle que l&#8217;on subit par un enchaînement d&#8217;événements. Celle de la condamnation à l’exil dans un pays étranger, une ville de province, sans aucune attache et où peu à peu, Fred perd la tête à ne plus savoir qui il est, sa famille continuant de vivre et s’éloignant donc de lui. Il erre chez lui, tandis que sa femme et ses enfants tentent de donner un semblant de normalité à leur vie quotidienne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est alors que Fred, pour <strong>dénouer les fils de son passé et d&#8217;un présent insupportable</strong>, décide d’écrire son autobiographie : le lecteur plonge alors dans un univers à la fois violent et burlesque, tant le regard de cet ancien malfrat sur ses exactions est innocent presque. Les meurtres, la drogue, les passages à tabac, alternant avec les tasses de café, les nuits blanches et les allées et venues de la chienne au nom prémonitoire, Malavita…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette alternance de la narration et de l’autobiographie fictive rappelle bien sûr les dialogues des films de genre, comme si un De Niro ou un Al Pacino donnaient la réplique à Richard Bohringer, <strong>le caïd convaincu face au mauvais sujet repenti</strong>. Un aller-retour savoureux des bas-fonds américains à la petite ville normande assoupie que la folie guette, car Malavita ne dort jamais que d’un œil…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
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		<title>Le hindi (trop) facile</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2011 09:14:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ne jamais se priver d'apprendre à lire un alphabet : cela réserve bien des surprises. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/01/Hindi.jpg"><img class="size-full wp-image-3545 alignnone" title="Hindi" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2011/01/Hindi.jpg" alt="Hindi" width="600" height="390" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&#8217;angoisse : tu arrives en Inde, et tout le monde t&#8217;a dit avec raison que l&#8217;anglais n&#8217;y était pas pratiqué universellement. Tu vas t&#8217;en sortir à peu près, en butant sur des mots simples, en prononçant cinq ou dix fois pour parvenir à un semblant de communication. Mais si certains panneaux n&#8217;étaient qu&#8217;en hindi ? Parce que dès l&#8217;aéroport, chaque mot d&#8217;anglais est suivi de traits incompréhensibles, et tu sais qu&#8217;au Rajasthan ou dans l&#8217;Uttar Pradesh, où tu vas aller comme 95% des touristes qui viennent en Inde, l&#8217;anglais n&#8217;aura plus nécessairement court.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Juste la devenagari qui s&#8217;accroche à cette ligne continue&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et puis tu regardes. Tu observes. Tu recoupes. Tu ouvres un livre aussi, juste un nombre réduit de lettres à reconnaître. Syllabiques en plus. Alors tu décodes. Comme un puzzle. Comme dans n&#8217;importe quelle langue, ni plus, ni moins.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tu es toujours à l&#8217;aéroport. Tu attends au comptoirs des taxis prépayés et tu laisses ton regard errer, tu lis désormais sans même le vouloir. Et comparé au chinois, quand même, la devanagari te fait doucement rigoler&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et là&#8230; nan, sérieux ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je te le transcris le panneau en phonétique, tu vas adorer.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>[pripèd cool cab / téksi].</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Voilà. Le hindi tu lis, tu prononces, tu comprends&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">D&#8217;accord  je sais. La grammaire, c&#8217;est une autre paire de manches&#8230;</span></strong></p>
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		<title>Comment j&#8217;ai lu</title>
		<link>http://www.chouyosworld.com/2010/08/30/comment-jai-lu/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 08:14:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où je redécouvre mon premier livre de lecture. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C&#8217;est la rentrée bientôt (enfin, non, ici elle a eu lieu il y plus de deux mois), peut-être le moment idéal pour parler de <strong>l&#8217;apprentissage de la lecture</strong>&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Chez moi, il n&#8217;y a pas eu débat, oukaze pédagogique, sursollicitation ou activités ludiques liés à la lecture. <strong>Pour apprendre à lire, il y a eu juste un livre</strong>.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><img class="aligncenter" title="Méthode Boscher 2" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/08/Méthode-Boscher-2.jpg" alt="Méthode Boscher 2" width="500" height="500" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em>Si tu savais le nombre de fois où j&#8217;ai contemplé cette couverture, compté les pommes,</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em>rendu son salut au garçon (oui, déjà à l&#8217;époque&#8230;), envié la coiffure parfaite de la fille&#8230;</em><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La <strong>texture</strong> de la couverture, cartonnée et reliée, celle des pages, épaisse et grumeleuse, les <strong>images</strong> vieillottes, j&#8217;en avais déjà conscience, figées et peu envahissantes. Les <strong>lettres</strong> enfin, pleins et déliés, arrondies, mêlant écriture manuscrite et lettres typographiques.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans cette méthode de lecture ancienne (elle a été créée dans les années 1920, et est restée la référence jusque dans les années 1950), l&#8217;image illustrait le texte sans constituer le support de l&#8217;apprentissage. Pas de blabla donc, juste un peu de forme et de couleur pour égayer les lettres, les belles arrondies, qu&#8217;il s&#8217;agissait de découvrir. Cette mise en page <strong>légère et rassurante</strong> n&#8217;avait rien de fatigant visuellement, rien qui ne distraie l&#8217;attention.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><img title="Boscher page" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/08/Boscher-page.jpg" alt="Boscher page" width="311" height="417" /><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La méthode Boscher a fait couler de l&#8217;encre</strong>, a rencontré des opposants, a été récupérée aussi (bien sûr, quoi de mieux qu&#8217;un manuel &laquo;&nbsp;vieille France&nbsp;&raquo; pour flatter les relents nationalistes&#8230;). J&#8217;ai eu l&#8217;impression en revoyant ces pages de faire un <strong>travail de réappropriation</strong>, une redécouverte de ce que sous-tend cette méthode, un peu comme (oui, bon, ça va, toute mesure gardée) <strong>Yambo</strong> redécouvrant son passé à travers sa bibliothèque d&#8217;enfant mêlée de manuels fascistes, époque oblige, dans <em>La mystérieuse flamme de la reine Loana</em> d&#8217;Umberto Eco. <strong>Dis-moi sur quoi tu as appris à lire, je te dirais qui tu es&#8230;</strong><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je me souviens des <strong>bandes illustrées</strong> en haut de chaque page, de quelques histoires et surtout de <strong>Zette et la mouche</strong>. Elle était habillée bizarrement, se comportait étrangement, montée sur un tabouret et ayant peur d&#8217;une simple mouche. Des petites filles et des petits garçons <strong>sages</strong>, tout simplement, dans des situations mignonnes de la vie quotidienne. <strong>Des couleurs passées pour rendre la nostalgie d&#8217;un passé où tout était plus simple, semble-t-il</strong>. Sans rien qui cherche à &laquo;&nbsp;faire moderne&nbsp;&raquo;, et pour cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sinon, <strong>le pas à pas d&#8217;un B.A.-BA tout ce qu&#8217;il y a de plus syllabique</strong>, quelques jeux et exercices de répétitions après la découverte d&#8217;une nouvelle lettre, et dès que l&#8217;on avait compris les ressorts, tout coulait de source. Je me plaisais à revenir alors aux premières pages et à les parcourir joyeusement, forte de ma victoire sur ces belles lettres qui étaient si mystérieuses quelques semaines auparavant.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je t&#8217;avoue, revoir aujourd&#8217;hui ce premier imaginaire lié à l&#8217;alphabet, à mes premières lectures, à mes premiers souvenirs de lectrice, a <strong>quelque chose d&#8217;émouvant</strong>.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><img title="Méthode Boscher 3" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/08/Méthode-Boscher-3.jpg" alt="Méthode Boscher 3" width="300" height="273" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #000000;">Apprendre à lire mais sur un support autre que le livre :</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em>je&#8230; Mouaif. Non. Rien.</em><br />
</span></p>
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		<title>&#171;&#160;Retour en Inde&#160;&#187;, Patrick Boman : lassitude et passion&#8230;</title>
		<link>http://www.chouyosworld.com/2010/06/25/retour-en-inde-patrick-boman-lassitude-passion/</link>
		<comments>http://www.chouyosworld.com/2010/06/25/retour-en-inde-patrick-boman-lassitude-passion/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 05:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce court récit de voyage en Inde, Patrick Boman nous offre des notes hors des sentiers battus. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Retour-en-Inde1.jpg"><img class="size-full wp-image-2215 aligncenter" title="Retour en Inde" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Retour-en-Inde1.jpg" alt="Retour en Inde" width="200" height="332" /></a></span><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Cela faisait un certain temps que je ne t&#8217;avais pas parlé de livres, je vais me rattraper&#8230;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec <strong><em>Retour en Inde</em> de Patrick Boman</strong> (2009), une première évidence : <strong>la vague Bollywood a battu son plein en France</strong>, a imposé ses couleurs à tel point que le thème pictural a fleuri sur les étals de livre et de DVD, à l&#8217;envi, à satiété, <em>ad nauseam</em>. Trompant même parfois sur la marchandise, comme c&#8217;est le cas avec cette couverture, fort mal choisie je pense.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces <strong>notes de voyage, </strong>si elles ont un lien très ténu avec le clinquant de la religiosité hindoue (et de très loin encore), n&#8217;en ont aucun avec le rose Bollywood<strong> </strong>: pas de mélodrame, pas de sentiments sirupeux et dégoulinant, pas d&#8217;acteurs au rabais, pas de grands sentiments cornéliens surjoués, pas de dieux non plus (<em>comment ça j&#8217;ai une vision restreinte de Bollywood ?&#8230;</em>). Seuls <strong>deux personnages</strong> se font face dans <em>Retour en Inde</em>, comme dans les grands fondamentaux des écrits de voyage : <strong>le voyageur et l&#8217;Inde</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais à la différence de nombre de récits, <strong>Patrick Boman connaît déjà bien l&#8217;Inde</strong> pour y avoir effectué de nombreux séjours. Il <strong>échappe donc aux <em>topoi</em> </strong>de la découverte, de la fascination et de la déception, et le lecteur entre dans l&#8217;univers beaucoup plus subtil du voyageur&#8230; lassé. Fatigué. Malade. <strong>Jamais fasciné mais toujours plus intéressé</strong>. Exaspéré. Passionné surtout. Le vrai voyageur donc, ni le penseur, ni le photographe, ni l&#8217;indo-illuminé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car voyager en Inde, c&#8217;est souvent tomber dans une transe fascinée qui se donne en spectacle avant le voyage et se consume souvent dans les premiers spasmes intestinaux, avec des lieux communs brassés à n&#8217;en plus finir (l&#8217;Inde est un pays tellllllement zen (non, le zen, c&#8217;est au Japon&#8230;), l&#8217;Inde un pays tellement naturel (mouahahah ! L&#8217;antithèse&#8230;), l&#8217;Inde un pays où la tradition est reine (pour le pire et le pire) etc.). <strong>Patrick Boman est justement loin de tout ça</strong> : c&#8217;est un baroudeur de l&#8217;Inde chevronné, cultivé, jamais naïf. Et dans ce court récit qui note avec une minutie quasi médicale les lieux visités, les horaires, le numéro de la chambre d&#8217;hôtel ou du train, <strong>l&#8217;Inde véritable défile sous ses yeux</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le mouvement (en train, en bus, en taxi, en rickshaw) est le lieu de la contemplation d&#8217;un pays presque statique</strong> : sur  ma diagonale préférée (Calcutta-Bombay, en passant par tous des lieux  méconnus que j&#8217;adore : nous avons beaucoup en commun, ce livre et  moi&#8230;), Patrick Boman met des mots sur la réalité du voyage en Inde. Il refuse les digressions philosophiques pour s&#8217;attacher aux <strong>simples  réflexions d&#8217;un voyageur à qui on ne la fait pas</strong>. Moins dense et  moins jubilatoire qu&#8217;<a href="http://www.passagetomumbai.com/2009/09/13/livre-inde-alexandra-david-neel/" target="_blank">Alexandra David-Néel</a>, plus posé que <a href="http://www.passagetomumbai.com/2009/09/17/marc-boulet-dans-la-peau-dun-intouchable-salauds-de-brahmanes/" target="_blank">Marc Boulet</a> : le  principe du carnet de notes à  l&#8217;écriture hachée, ne te laisse pas  prendre à cette fiction du &laquo;&nbsp;premier  jet&nbsp;&raquo;, donne à voir un voyage en Inde dans  ses moindres détails dans la perspective de &laquo;&nbsp;ce que  je  vois-entends-et-vis ce jour-là&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour moi qui y vis et y voyage très régulièrement, quel intérêt de lire ces notes ? Celui de me sentir pleinement comprise : lui aussi ressent cet agacement mêlé d&#8217;excitation, cette stimulation immédiatement anesthésiée ou cette somnolence dynamisante. <strong>L&#8217;Inde est impossible à comprendre tant qu&#8217;on ne l&#8217;a pas vécue ? Oui, ça c&#8217;est encore un lieu commun mais&#8230; c&#8217;est tellement vrai ! </strong>Et pour quelqu&#8217;un qui ne connaîtrait pas l&#8217;Inde ? Et bien, c&#8217;est là où je crois ce livre atteint sa limite : je ne suis pas sûre qu&#8217;il aurait un intérêt, que ce maelström d&#8217;odeurs nauséabondes et d&#8217;épices, de rage et de douceur, de rien-ne-marche et tout-fonctionne, peut se comprendre simplement à travers les mots&#8230;<strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au final, <em>Retour en Inde</em> parvient à rendre exactement, dans l&#8217;écriture comme dans le propos, ce qu&#8217;est le voyage en Inde : <strong>l&#8217;expérience la plus addictive et la plus exaspérante qui soit&#8230;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
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		<title>Work in India &#8211; Napoleon ? He was a British !</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 14:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand Priya se met à croire qu'elle maîtrise la culture française, cela peut provoquer des dégâts. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Napoléon-silhouette.jpg"><img class="size-full wp-image-2248 aligncenter" title="Napoléon silhouette" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Napoléon-silhouette.jpg" alt="Napoléon silhouette" width="190" height="361" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tu le sais, c&#8217;est plus l&#8217;apprentissage qui m&#8217;intéresse que les connaissances, <em>Erkenntnis</em> plutôt que <em>Kenntnis</em>.* </span><span style="color: #000000;"><strong>Et avec  Priya, j&#8217;apprends tous les jours</strong>. A garder mon calme surtout&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Priya est diplômée, travaille depuis des années en lien avec la culture française sans toutefois parler la langue et <a href="http://www.chouyosworld.com/2010/05/18/work-in-india-appelons-la-priya/" target="_blank">remet tout à lundi prochain</a>. Vérifier <a href="http://www.chouyosworld.com/2010/05/19/work-in-india-et-le-bibendum-fut/" target="_blank">la pertinence du classement</a>, s&#8217;informer sur les publications francophones ou tâcher de creuser un peu ses connaissances culturelles sont autant de risques qu&#8217;elle n&#8217;ose prendre selon la règle bien comprise du moins-je-suis-curieuse-plus-les-choses-sont-stables&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tu te souviens que <strong>je fais de la bibliospéléologie</strong>, vérifiant le fonds et le réorganisant. Et, d&#8217;étonnement en étonnement, il m&#8217;arrive parfois de poser des questions&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #000000;">[La conversation suivante est le résultat d'une thérapie mémorielle entreprise à la suite d'un choc trop important. En rouge, le thérapeute a souligné le lieu du choc.]</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>*** Le rideau  se lève ***</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/BD-Napoléon.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2265" title="BD Napoléon" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/BD-Napoléon.jpg" alt="BD Napoléon" width="318" height="421" /></a><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Moufette : Priya, je viens de trouver dans un coin bien sombre caché sous une étagère cette bande dessinée sur Napoléon, pourquoi l&#8217;as-tu mise de côté ?<br />
</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Priya : Parce que l&#8217;on n&#8217;a pas le droit de mettre des livres d&#8217;auteurs britanniques ou parlant de sujets britanniques.</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Moufette : &#8230; Euhhhh, ahhh, euhhhh&#8230; Mais Napoléon est français !</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Priya : Non, non, il est britannique !!!</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Moufette : Ah non, je t&#8217;assure qu&#8217;il est français, c&#8217;est le premier Empereur qu&#8217;ont eu les Français, il a joué un grand rôle pendant et après la Révolution. Et les Anglais le détestaient. A la rigueur, on peut dire qu&#8217;il était corse, mais il est français.</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Priya : Non, non ! Napoléon est britannique !</em></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;"><em>Moufette : Euh non, je t&#8217;assure, il est français. On peut vérifier si tu veux.<br />
</em></span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em><span style="color: #000000;">Priya (du ton le plus dubitatif que tu puisses imaginer, ralenti encore par l&#8217;accent indien) : </span><strong><span style="color: #ff0000;">Aaaare you suuuuuuure ???</span></strong></em></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Moufette : &#8230; BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP&#8230; Noir&#8230; Froid, chaud, vapeur&#8230; Doug Ross ( &laquo;&nbsp;laissez-moi passer, je suis médecin !&nbsp;&raquo;), elle tachycardise, une mesure d&#8217;adré, faites NFS-chimi-iono&#8230; Mais où est Carter ?&#8230;</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Le mot du thérapeute.<br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce qui provoque ce collapsus et remet en cause pour la Moufette sa foi en la bibliothéconomie, Priya et la potentielle existence d&#8217;un <strong>paradis en Nutella</strong>, ne tient pas au fait que Priya ne sache pas qui est Napoléon. Mais que Priya ait écarté une oeuvre sans vérifier au préalable quel était ce personnage (qu&#8217;elle ne connaît pas en réalité) prouve qu&#8217;elle manque de professionnalisme (50% de chances) ou qu&#8217;elle est persuadée de ne rien avoir à apprendre (50% de chances). Rappelons ici que sa référence pour constituer un fonds de bibliothèque est de <strong>vérifier la &laquo;&nbsp;célébrité&nbsp;&raquo; (???) d&#8217;un auteur sur Google</strong>. Marc Lévy, dans mes bras !<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le mot de la Moufette, revenue à elle.<br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Que Priya mette en doute ma parole (celle d&#8217;une professeur d&#8217;histoire un peu au fait de la culture française) n&#8217;est pas très important ; cela fait un peu bizarre, je l&#8217;admets, mais remettre en cause est une bonne chose et tellement rare en Inde que l&#8217;on finit par s&#8217;en réjouir. <strong>Mais ne te méprends surtout pas</strong> : ce n&#8217;est pas ma parole qu&#8217;elle remet en cause mais le fait que je puisse lui apprendre quelque chose, en savoir plus qu&#8217;elle sur un sujet qu&#8217;elle est censée maîtriser. C&#8217;est un constat malheureusement trop fréquent ici, dans les conversations à bâtons rompus ou professionnelles : <strong>si tu évoques des choses que ton interlocuteur ne connaît pas</strong>, tu peux être certain que la plupart du temps (surtout si tu es une femme et jeune en plus) la conversation s&#8217;arrêtera, la personne t&#8217;interrompra pour parler d&#8217;autre chose et fera comme si elle ne t&#8217;avait pas entendue. Quand tu maîtrises mieux le trajet que le chauffeur de taxi, quand, quoique non-hindoue, tu connais aussi les épisodes du <em>Mahâbhârata</em> ou que tu connais mieux les auteurs marathi que Priya (d&#8217;une famille du Maharashtra, y vivant, y ayant étudié, y travaillant depuis des années comme bibliothécaire&#8230;) : mais ça, c&#8217;est un autre épisode des aventures de Priya&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><em>* Et si je me mets à conceptualiser en allemand, c&#8217;est que je suis vraiment fatiguée&#8230;</em></span><br />
</span></p>
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		<title>Work in India &#8211; Et le Bibendum fut&#8230;</title>
		<link>http://www.chouyosworld.com/2010/05/19/work-in-india-et-le-bibendum-fut/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 14:48:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ou comment le bonhomme Michelin enfile son tablier de cuisine. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Priya vaque souvent à ses occupations</strong> (dont je n&#8217;ai pas encore totalement déterminé la nature, mais j&#8217;y travaille). Pendant  ce temps-là, je soulève des kilos de livres (va ranger les livres d&#8217;art, cote 700, à la BPI du Centre Beaubourg et tu sauras de quoi je parle), les ordonne, les range sur les étagères, d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la bibliothèque. Et surtout&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>&#8230; je vérifie les cotes, la  pertinence et la cohérence qui ont présidé à leur choix.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et là, je me heurte à <strong>un problème insoluble</strong> : il semblerait que les cotes aient été attribuées parfois en dépit de toutes les formations en bibliothéconomie, mais aussi du bon sens. Et Priya n&#8217;est qu&#8217;à moitié en cause, dit-elle, puisqu&#8217;il semble que ce soit un catalogue commun qui donne les cotes. Même si, au final, Priya dispose toujours de son libre-arbitre pour modifier une cote quand elle la pense erronée : mais ce serait prendre ses responsabilités&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour ma part, <strong>la première étape a été de délaisser ces dilemmes pour m&#8217;esclaffer</strong> : je n&#8217;aurais jamais pensé qu&#8217;une cote avait un tel potentiel humoristique.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Michelin.jpg"><img class="aligncenter" title="Michelin" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Michelin.jpg" alt="Michelin" width="270" height="376" /></a></span><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Première chose :  oui, absolument, <strong>c&#8217;est un livre en anglais</strong>. De ce fait, pour le coter dans une bibliothèque en Inde où l&#8217;anglais est langue officielle sur tout le territoire,  ce n&#8217;est pas compliqué : si le titre n&#8217;est pas assez clair (là, il me  semble qu&#8217;il l&#8217;est), il suffit de <strong>parcourir le sommaire et quelques lignes</strong> pour déterminer à quel sujet il se rapporte. Mais ici, le premier mot (<em>marketing</em>) sur la couverture et le sous-titre (<em>advertising  and cultural identity</em>) aiguillent très certainement, quand bien même le mot &laquo;&nbsp;Michelin&nbsp;&raquo; n&#8217;évoque rien (ce qui est fort possible, ça, je le conçois  totalement).<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et bien non. Pas de marketing. Ce  livre a été classé en <strong>641.5 : les livres de cuisine</strong>.</span></p>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em><strong>Mais pourquoi  donc !?!</strong></em></span></h1>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(<em>Ah, la fameuse question de celui qui travaille en Inde&#8230; &laquo;&nbsp;Vouloir comprendre déjà une erreur constitue&nbsp;&raquo;, a dit Maître Yoda&#8230;</em>)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et bien parce  que soit 1) Priya a entré le mot principal du titre dans sa base de  donnée (Michelin, donc), est tombée sur le guide gastronomique et a recopié sans vérifier qu&#8217;il s&#8217;agissait du même livre  (70% de chances), 2) elle a fait le lien entre l&#8217;image de la  couverture (le Bibendum brandissant sa coupe devant son assiette avec la  phrase &laquo;&nbsp;A votre santé&nbsp;&raquo;) et la catégorie, sans non plus vérifier (25% de  chances), 3) elle avait entendu parler du guide Michelin et n&#8217;a  pas ouvert le livre pour vérifier qu&#8217;il s&#8217;agissait bien d&#8217;un guide (5%  de chances).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ou bien&#8230; ou bien&#8230; ou bien tout ceci vient du catalogue commun, <strong><em>it-who-musn&#8217;t-be-used-because-there-are-so-many-mistakes</em></strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>*** Annonce, annonce, annonce ***</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Toute personne désireuse de s&#8217;informer sur les stratégies marketing, la construction de la culture publicitaire française ou encore la constitution d&#8217;une image d&#8217;entreprise en France devra pour cela se référer à la section &laquo;&nbsp;Cuisine&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au final, ce n&#8217;est pas si faux : tout ce qui touche à la France se rapporte de toute manière à la nourriture&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bon. Fort heureusement, il n&#8217;y a que 6 000 livres à  vérifier&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>P. S. : pour savoir qui est Priya, c&#8217;est <a href="http://www.chouyosworld.com/2010/05/18/work-in-india-appelons-la-priya/" target="_blank">ICI</a>.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>P. S. : oui, il y a des références à Star Wars et Harry Potter. Je suis en pleine période régressive (imagine-toi, je twitte&#8230;).<br />
</em></span></p>
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		<title>Work in India &#8211; Appelons-la Priya&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 12:47:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'occasion m'a été donnée d'expérimenter le travail en Inde, et de surprise en surprise, je découvre cet univers étonnant. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>[Comment j'ai plein de commentaires auxquels je dois répondre, de blogs à lire et de concours auxquels je dois participer, je m'y mets demain... ou lundi (lis, tu vas comprendre) !]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comme beaucoup de femmes (indiennes ou non) à Bombay, <strong>je donne un peu de mon temps. Mais pas au SMEC*</strong>. J&#8217;ai préféré aller expérimenter et goûter les délices dont j&#8217;avais tant entendu parler, sur lesquels j&#8217;avais tant lu : <strong>le monde du travail en Inde&#8230; </strong>Et finalement, au contact de la réalité réelle et vraie, c&#8217;est encore mieux que ce que je croyais : <strong>c&#8217;est jubilatoire !</strong> Crois-moi, l&#8217;horizon d&#8217;attente de la Moufette a été largement dépassé !!!<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après une première prise de contact aisée avec, disons, <strong>Priya</strong>, il a fallu démonter une certaine méfiance quant à mes intentions réelles (voler son poste) avant d&#8217;entamer une collaboration fructueuse pour mettre en valeur et réorganiser une bibliothèque. J&#8217;ai pu alors mettre des mots sur les choses et une vision a pris forme sous mes yeux émerveillés&#8230;</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Stakhanov.jpg"><img class="size-full wp-image-2239 aligncenter" title="Stakhanov" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Stakhanov.jpg" alt="Stakhanov" width="300" height="215" /></a><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Leitmotiv</strong>. Priya a une devise revenant avec une régularité toute suisse : &laquo;&nbsp;<em>I&#8217;ll do it on Monday</em> &laquo;&nbsp;. Et que l&#8217;on soit lundi ou vendredi, ce sera fait lundi prochain : que la tâche soit urgente ou non, que Priya ait du temps devant elle ou non, qu&#8217;il y ait du soleil ou non. <strong>Ce sera lundi, c&#8217;est tout</strong> : je me suis demandé s&#8217;il n&#8217;y avait pas une histoire de gourou et d&#8217;astrologie là-dessous&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Productivité.</strong> Priya butine, mais cela ne pose pas de problème car <strong>elle est multitâches</strong>. Elle peut aisément laisser tout en plan, notamment des piles de livres juste arrivés et non catalogués, pour aller parler de choses et d&#8217;autres à ceux qui travaillent, à ceux qui ne travaillent pas, et se précipiter pour allumer un ordinateur à ta place, conséquence d&#8217;une récente formation à l&#8217;informatique dont s&#8217;ensuit un zèle à toute épreuve. L&#8217;efficacité dans la réalisation de chaque tâche est, comme bien souvent, inversement proportionnelle au nombre de tâches.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Dévouement.</strong> La confiance a été telle au bout de quelques jours seulement, que toutes les idées, initiatives et projets élaborés ensemble et mis en route sont restés en l&#8217;état pendant le mois où il était prévu que je sois absente. Priya, avec <strong>une prudence toute à son honneur</strong>, avait pris sur elle de ne rien faire, de ne pas cataloguer les livres en attente et de ne pas surseoir au défaut de signalétique du lieu, parce qu&#8217;une des règles d&#8217;un travail bien fait est que ce qui peut être fait seul doit plutôt être fait à plusieurs. Au cas où cela engage une quelconque responsabilité.<br />
</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Bibendum-et-livre.jpg"><img class="size-full wp-image-2234 aligncenter" title="Bibendum et livre" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/Bibendum-et-livre.jpg" alt="Bibendum et livre" width="450" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un Bibendum ? Tu comprends mieux pourquoi demain&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">* <strong>Le fameux quatuor des expatriées </strong></span><span style="color: #000000;"><strong>salle de  sport&#8211;manucure-esthéticienne-coiffure</strong> </span><span style="color: #000000;">(des expatriées françaises ? de toutes les expatriées ? Au contact d&#8217;autres nationalités, j&#8217;ai l&#8217;impression que ce sont plutôt les premières qui sont concernées : un ami disait à ce propos qu&#8217;elles se sentent tout à coup comme de nouvelles Brigitte Bardot quand elles arrivent à l&#8217;étranger&#8230;). Bon, tu verrais ma frimousse, tu te dirais que j&#8217;aurais peut-être mieux fait de choisir cette option au final : la culture, c&#8217;est <em>so</em>-pas-glamour ! D&#8217;ailleurs, <strong>le SMEC est un vrai travail, ne t&#8217;y trompe pas :</strong> celles qui s&#8217;y consacrent n&#8217;ont pas une minute pour quoi que ce soit d&#8217;autre.<br />
</span></p>
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		<title>Appel au peuple (1)</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 14:02:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
				<category><![CDATA[***Tous les articles !***]]></category>
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		<description><![CDATA[J'ai besoin de toi, pour oeuvrer pour le bien de l'humanité (et de la francophonie...) ! La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/BSG.jpg"><img class="size-large wp-image-2185 aligncenter" title="BSG" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2010/05/BSG-768x1024.jpg" alt="BSG" width="300" height="401" /></a></span><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em>La Bibliothèque Sainte-Geneviève (photo : Ann Chou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Biblioth%C3%A8que_Sainte-Genevi%C3%A8ve_-_Int%C3%A9rieur_001.jpg" target="_blank">ICI</a>).</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em>Et dire que j&#8217;y ai été employée avec accès à tout tout tout&#8230;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Salut à toi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Je l&#8217;avoue, j&#8217;ai besoin de toi</strong>. Demain, on parlera mode (j&#8217;ai besoin de tes conseils) mais aujourd&#8217;hui, on parle lecture au sens large du terme.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je suis en train d&#8217;aider à <strong>l&#8217;extension d&#8217;un fonds de médiathèque</strong>. Celui-ci est déjà conséquent, mais comme partout, il doit être renouvelé. La liste s&#8217;allonge d&#8217;heure en heure, de minute en minute, les idées fusent, mais compte-tenu de mon travers à ne lire que ce qui a été épargné par le temps, étant déconnectée du cinéma français depuis presque toujours, je suis un peu à l&#8217;ouest (à l&#8217;est ?) sur les incontournables contemporains, films et livres récents, pour adultes et enfants.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette bibliothèque étant destinée à des étudiants en français, débutants et avancés jusqu&#8217;à bilingues, mais aussi aux expatriés de Bombay et à leurs enfants, <strong>je parle de TOUT ce qui se lit et se voit et en français non traduit d&#8217;une autre langue</strong> : albums pour tout-petits et enfants, histoires pour juniors et adolescents, bandes dessinées pour enfants et bandes dessinées pour adultes (tssss, je te vois venir&#8230;), romans, théâtre, poésie, et films et dessins animés en français ou coproduits en France pour enfants et pour adultes. La <strong>francophonie</strong> dans le monde entier est aussi à l&#8217;honneur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car même si nous avons beaucoup d&#8217;idées et les compétences nécessaires, je me suis dit que toi, tu vas sûrement penser à des choses fort sympathiques qui raviront ces étudiants et ces expatriés. <strong>Pas d&#8217;<em>a priori</em>, pas de jugement</strong> : si tu penses que c&#8217;est nécessaire, Marc Lévy sera aussi accepté.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors, j&#8217;aimerais bien que tu me donnes là, comme ça, de la plus précieuse étagère de ta bibliothèque personnelle (ou municipale ou même de ta librairie), <strong>dix titres</strong> de livres/films/dessin animés/bandes dessinées pour enfants et pour adultes, récents, <strong><span style="text-decoration: underline;">en français non traduits</span>, qui te paraissent absolument incontournables et que tu voudrais trouver dans une bibliothèque au bout du monde.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Et parce qu&#8217;en faisant cela tu contribues à bien des choses, ceux et celles qui répondront recevront (s&#8217;ils le souhaitent) <strong>une carte postale de Bombay</strong> (et elles, elles arrivent à bon port, c&#8217;est sûr) !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
</strong></span></p>
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