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	<title>Chouyo&#039;s World &#187; Films</title>
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		<title>De l&#8217;utilité de Michael Moore</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 11:26:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où je reviens sur les films de Michael Moore, et notamment le dernier : en demi-teinte, passionnant pourtant. On regrette une petite baisse de régime. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-1136 aligncenter" title="Capitalism" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Capitalism1.jpg" alt="Capitalism" width="160" height="213" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><em>Un mois et demi après sa sortie, &laquo;&nbsp;Capitalism&#8230;&nbsp;&raquo; ne passe plus que dans deux salles à Paris.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On dira que les films de Michael Moore sont à charge , suivent une logique captieuse, que ses arguments sont fallacieux et de mauvaise foi, que ses actions et ses prises à partie sont outrées, que ses thèses sont simplistes. Pour autant, les films de Michael Moore, <strong>ces tribunes polémiques et ces vindictes rageuses contre un système américain et mondial qui vise, de manière globale, à privilégier le particulier sur le collectif, font un bien immense quand on s&#8217;installe devant</strong>. Des théories construites, implacables, qui ne visent pas à nous endormir ou à nous démontrer qu’il faut s’y faire, mais qui nous incitent à prendre parti, à nous impliquer, <strong>argumenter avec ou contre lui</strong>, mais en tout cas à nous bouger l’arrière-train. Et cela change.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-1131 alignleft" title="Michael Moore" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Michael-Moore.jpg" alt="Michael Moore" width="128" height="149" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans la magistrale démonstration de <em>Bowling for Columbine</em> (2002), Michael Moore revenait sur les présupposés qui avaient contribué à cette <strong>fusillade sanglante</strong> perpétrée par deux adolescents dans leur lycée. Il signait là son premier succès, démontant les rouages, processus, préjugés et conventions d’une société américaine incitant au port d’arme, faisant de la méfiance le mode d’être en société fondamental, entretenant la peur et produisant un discours moralisateur à la fois culpabilisant (si tu ne te défends pas, tu es une mauviette) et conquérant (montre-leur de quel bois tu te chauffes). L’image qu’il offrait alors de la société américaine confinait à la caricature, un des travers qu&#8217;on lui reproche. Mais pour faire ouvrir les yeux au public, pour convaincre, il faut parfois réduire, réduire à une image qui parle d’elle-même tant elle choque. Comme l&#8217;apogée du film, cette confrontation entre les oxymores américains : l’idole d’Hollywood à la gâchette facile et l’icône exécrée réaliste et réfléchie, Charlton Heston et Marilyn Manson.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-1132 alignright" title="Farenheit" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Farenheit.jpg" alt="Farenheit" width="108" height="143" />Avec cette ironie outrée qui contient avec peine la rage qu’il éprouve, <em>Farenheit 9/11</em> (2004) décortique les processus, les magouilles et les intérêts financiers bien compris qui ont conduit, par-delà les attentats du 11 septembre 2001, à la <strong>deuxième guerre d’Irak</strong>. Cette thèse, reprise aujourd’hui dans <em>Capitalism : A Love Story</em>, est celle de la compromission des élites politiques américaines, et des différents gouvernements surtout, avec les grandes entreprises pétrolières et financières , la collusion entre les grandes familles du monde : Michael Moore y stigmatise certes la poursuite de buts privés et lucratifs mais surtout la manipulation de la population par la création et l’entretien d’une peur indicible, presque sans visage, par un discours manichéen sur les relations internationales. Plus énervé, plus brouillon aussi, plus politique car les élections présidentielles sont dans sa ligne de mire, Michael Moore trouve dans ce film ce qui fait sa marque : <strong>l’indignation, l’outrance, la jubilation</strong>. Qui servent et desservent à la fois son argumentaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-1133 alignleft" title="Sicko" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Sicko.jpg" alt="Sicko" width="108" height="150" />J’ai alors regardé <em>Sicko</em> (2007), sur lequel je n’avais rien entendu ou lu, au point que je me suis demandé si quelqu’un avait vu le film… Peut-être le public s&#8217;est-il lassé de ce ton outré ? de sujets sur lesquels nous pensons être presque tous d’accord ? Et pourtant, <strong><em>Sicko</em> est brillant et réjouissant</strong>, une démonstration limpides sur la responsabilité de l’Etat quant à <strong>la prise en charge médicale</strong> de ses citoyens quand les moyens et les possibilités sont là, mais que ce sont les bénéfices engrangés qui priment. Pour exposer la faillite américaine en cette matière, Michael Moore manie le rire, l’ironie, les comparaisons choc entre les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France. Patients, prise en charge, assurances, hôpitaux, motivations et conditions de travail du personnel soignant, et surtout attention portée aux plus faibles et aux plus nécessiteux : le système américain, fondé sur le « chacun pour soi », a conduit à des situations aberrantes et scandaleuses. Parce que les soins sont « gérés » avant d&#8217;être prodigués, ne sont qu&#8217;une ligne de profit dans le bilan des grandes entreprises pharmaceutiques et des compagnies d’assurance. On suit Michael Moore, stupéfait, au gré des histoires sordides et scandaleuses d&#8217;un système de santé en perdition, face à d&#8217;autres systèmes, avec leurs écueils et leurs difficultés mais où le patient est avant tout un patient, pas un portefeuille. L&#8217;apothéose ? Je vous la laisse découvrir : elle est ironique, triste, grandiose, elle se passe à Cuba&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-1134 alignright" title="Capitalism" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Capitalism.jpg" alt="Capitalism" width="111" height="131" />Logique, le premier film que j&#8217;ai vu en venant en France cette fois-ci a été <em>Capitalism : A Love Story</em> (2009), qui renoue avec la démonstration chère à Michael Moore : <strong>expliciter les tenants et les aboutissants d’un système économique et financier conduisant à des aberrations</strong>, ici personnifié, allégorisé sous les traits de Wall Street.<strong> </strong>Les expulsions, les licenciements, liés à une surenchère de paris très profitables sur des <em>subprimes</em>, des produits dérivés, des produits exotiques qui engagent en revanche la vie quotidienne de ceux qui ne retireront rien d&#8217;éventuels profits. Pour Michael Moore, l&#8217;origine de telles pratiques, qui détournent le capitalisme ou peut-être même révèlent son essence et ses implications profondes, est à chercher dans les grands pontes de Wall Street, les têtes de Goldmann Sachs notamment qui depuis plus d&#8217;une dizaine d&#8217;années noyautent le gouvernement américain. La grande collusion entre la politique et la finance, qui a remplacé le goupillon. Bien sûr cette argumentaire est à charge, outré comme à l’habitude. On y découvre des députés et des sénateurs horrifiés par l’état de la démocratie américaine, par la manipulation surtout de la population que l’on convainc à la fois d’avoir peur, de céder à toutes les exigences combien monstrueuses soient-elles, de se taire et de se ranger dès qu’il s’agirait de faire entendre son opinion. M</span><span style="color: #000000;">oins bien construit que les précédents, avec une première partie plus longue et mal reliée à la problématique générale, ce film émeut pourtant, convainc aussi que rien n&#8217;est jamais joué d&#8217;avance, que des choses mêmes infimes peuvent être modifiées dans un système pour avoir au final de véritables conséquences.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors, on s&#8217;interroge : cette petite baisse de dynamisme signifie-t-elle que <strong>Michael Moore fatiguerait un peu ?</strong> Que l&#8217;agitateur politique, polémiste, outré, se lasserait e se battre non contre des moulins à vent mais des mastodontes tellement énormes que l’on a le sentiment que c’est peine perdue d’avance ? <strong>Non, ne fléchis pas…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong></strong></span> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong></strong></span><span style="color: #000000;"> </span></p>
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		<title>Ces films qui ne prennent pas de rides</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 14:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelques films que j'ai eu l'occasion de revoir récemment, et dont le charme a à nouveau opéré. Sans conteste. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>[Vote encore pour le concours "India Folaïes 2", c'est <a href="http://www.chouyosworld.com/2009/12/04/india-folaies-2-votez/" target="_blank">ICI</a> ! Fais voter tes amis, fais voter ton entourage, non en revanche, on ne fait pas voter les peluches.]</em><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Il y a quelques semaines, j&#8217;avais du temps</strong>. Vraiment, je pouvais me regarder un ou deux films par jour, écrire beaucoup, m&#8217;occuper de <a href="http://www.passagetomumbai.com/" target="_blank">mon site pro</a> et m&#8217;occuper du quotidien. <strong>En ce moment, c&#8217;est un peu plus la foire et la galopade partout, je ne te raconte pas</strong>. Mais bon. Toujours est-il que ça a été l&#8217;occasion pour moi de revoir certains films vus il y a des années.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec cet étrange pincement au coeur quand le générique commence : a-t-il vieilli ? va-t-il me décevoir ? peut-être ce film n&#8217;était-il pas si bon, peut-être étais-je simplement un peu jeune ? Et&#8230;<br />
</span></p>
<h1 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Bienvenue à Gattaca</span></strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-1026 aligncenter" title="Bienvenue à Gattaca" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Bienvenue-à-Gattaca.jpg" alt="Bienvenue à Gattaca" width="226" height="300" /></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mon étonnement face à ce film n&#8217;a strictement rien à voir avec Jude Law. Rien du tout, n&#8217;importe quoi (tu sais que j&#8217;ai beaucoup de mal à apprécier les bôgosses quels qu&#8217;ils soient ; et bien oui, sauf s&#8217;ils sont Britanniques, je suis alors beaucoup plus intéressée, Jude, Ewan, Kenneth, là ça le fait&#8230; Une histoire d&#8217;outrance dans la bôgossitude sans doute : le Britannique est bôgosse mais avec flegme&#8230;).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bon, revenons au film : sorti en 1997, <strong>il n&#8217;a pas vieilli d&#8217;un poil</strong> (si tu as vu le film, tu comprendras toute la finesse de cette réplique&#8230;). Léché, couleurs magnifiques, photo étrange, des acteurs qui ne laissent rien transparaître et en même temps qui expriment énormément. Une réflexion intéressante à la base du scénario (ce qui est du domaine de l&#8217;inné, ce qui est du domaine de la volonté, les risques de l&#8217;eugénisme et surtout l&#8217;importance du hasard, du défaut aussi, du grain de sable qui fait que les choses avancent). Un rouleau compresseur en matière de logique du scénario, de la prestation, de l&#8217;esthétique. <strong>Etonnant à nouveau, douze ans plus tard</strong>. Une réflexion lente, sourde, puissante, portée par des acteurs justes. Et pourtant, je suis rarement fan des films à thèse. A voir et à revoir absolument.<br />
</span></p>
<h1 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Le Tailleur de Panama</span></strong></h1>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;"><img class="alignnone size-full wp-image-1028" title="Le Tailleur de Panama" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Le-Tailleur-de-Panama1.jpg" alt="Le Tailleur de Panama" width="225" height="300" /><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&#8217;exact contraire du précédent, en ce que <strong>tout est dans l&#8217;emphase dans ce film</strong>. Une jubilation grandiloquente et menée de main de maître. Une excellente parodie aussi, juste et inattendue, d&#8217;un film de James Bond. Moi qui ne les aime pas tellement, j&#8217;ai adoré : Pierce Brosnan y joue un agent secret britannique, tout y est (les femmes, l&#8217;argent, les responsabilités, la presque fin du monde) mais prend l&#8217;exact contre-pied du genre. Avec du comique, certes mais surtout du&#8230; comment dire&#8230; Un exemple : avec les mêmes mimiques que 007, les mêmes répliques, la même allure et les mêmes superbes costumes (c&#8217;est un peu le sujet, quand même), Andy Osnard aime se mater un bon porno, drague comme un lourdaud, et est même stupide, malsain, violent et évidemment prétentieux. <strong>La face cachée de 007 en quelque sorte</strong>, et Pierce Brosnan le joue génialement bien. Geoffrey Rush est absolument irrésistible en tailleur, convaincant et dépassé. L&#8217;histoire se ficelle extrêmement bien : ou comment un simple tailleur mythomane par nécessité est emberlificoté dans une histoire bidon d&#8217;espionnage, de coup d&#8217;Etat. <strong>Sans que tout ça ne prenne des airs de déjà-vu</strong> : les rares moments &laquo;&nbsp;classiques&nbsp;&raquo; des films d&#8217;espionnage (la mallette, la course-poursuite, l&#8217;attaque, la réunion au sommet, le MI6 et le Pentagone) sont traitées avec <strong>une dérision et une justesse rares</strong>. Un excellent film aussi, que j&#8217;ai revu avec énormément de plaisir.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="alignnone size-full wp-image-1029" title="Peter's Friends" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Peters-Friends.jpg" alt="Peter's Friends" width="90" height="131" /> <img class="alignnone size-medium wp-image-1030" title="Wilde" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Wilde-300x217.jpg" alt="Wilde" width="182" height="131" /><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J&#8217;ai revu aussi une série de films avec ou de Stephen Fry, l&#8217;excellent <em><strong>Peter&#8217;s Friends</strong></em>, émouvant, drôle et juste à la fois, tout en pointillés et en retenue. Un peu marqué par les années, mais cela correspond à la nostalgie que dégage de toute manière ce film. Si tu as d&#8217;ailleurs envie de voir Dr House, jeune et fou et sensible et étonnant, c&#8217;est un film pour toi&#8230; J&#8217;avais enchaîné avec le virtuose <em><strong>Oscar Wilde</strong></em>, un rôle taillé sur mesure pour Stephen Fry effectivement. Du bagout, les traits d&#8217;esprit, de la solitude aussi. Et là&#8230; quelle ne fut pas ma surprise de constater que le jeune Bosie n&#8217;est autre que&#8230; Jude Law. Argh. Il se retourne et, ahhhhh, pfiouuu, fait chaud&#8230; Un beau film, qui a un peu vieillit mais cela lui sied tout à fait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="alignnone size-medium wp-image-1031" title="Howards End" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Howards-End-196x300.jpg" alt="Howards End" width="138" height="214" /> <img class="alignnone size-medium wp-image-1032" title="Les Vestiges du Jour" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/12/Les-Vestiges-du-Jour-219x300.jpg" alt="Les Vestiges du Jour" width="156" height="215" /><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De là, j&#8217;ai enchaîné sur des classiques qui n&#8217;ont réellement pas pris une ride, à mon grand étonnement car la lenteur, les circonvolutions et les atermoiements qui les caractérisent auraient pu les rendre&#8230; dépassés. Et ayant lu et tant apprécié les romans originaux (E. M. Forster et K. Ishiguro), j&#8217;aurais pu être déçue de les revoir, finalement les trouver très en-deça et du roman et du souvenir. Mais <em><strong>Howards End</strong></em> et <em><strong>Les Vestiges du Jour</strong></em> continuent de dérouler leur lente narration qui fait se rapprocher et s&#8217;éloigner les êtres, Anthony Hopkins et Emma Thompson restent troublants, durs, émouvants, justes à nouveaux. Des films dirigés d&#8217;une main de maître&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et là, j&#8217;ai décidé de changer de genre et d&#8217;innover.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J&#8217;ai vu pour la première fois <em><strong>Requiem for a Dream</strong></em>. A suivre&#8230;<br />
</span></p>
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		<title>De quelques films récents</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 16:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le premier de quelques billets évoquant des films que j'ai vus ou revus dernièrement : on commence par des films récents, encore en salle pour certains. La suite...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-794" title="Cinéma" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/10/Cinéma.jpg" alt="Cinéma" width="130" height="135" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J&#8217;ai eu l&#8217;occasion de voir un certain nombre de films dans l&#8217;avion, sur l&#8217;ordinateur et même dans les salles obscures (lors de notre dernier passage en France), et je ne t&#8217;en ai pas touché un mot : comme ça craint ! Et tu le sais, quand il s&#8217;agit de mots, je sais me rattraper&#8230; Hinhinhin&#8230; Revue de films donc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On va commencer avec les sorties &laquo;&nbsp;récentes&nbsp;&raquo; (ne te moque pas, je suis un peu décalée&#8230;).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-thumbnail wp-image-767 aligncenter" title="L'Affaire Farewell" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/10/LAffaire-Farewell-150x150.jpg" alt="L'Affaire Farewell" width="150" height="150" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>L&#8217;Affaire Farewell</em></strong>&#8230; Comment dire ? Mi-figue, mi-raisin. </span><span style="color: #000000;">Les scènes de famille succèdent aux dialogues entre Igor et Pierre, où ce dernier, ingénieur chez Thompson à Moscou, se retrouve forcé malgré lui à passer des informations données par Sergueï, un colonel du KGB déçu, au Bloc de l&#8217;Ouest. On a donc un duo qui s&#8217;extrait du monde pour deviser sur l&#8217;avenir, le rôle de l&#8217;homme, les choix décisifs à prendre et </span><span style="color: #000000;">le retour brutal à la réalité, les dangers de l&#8217;espionnage et les implications entraînées pour les familles et le monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>De très bonnes choses</strong>, notamment dans la nuance et le doigté avec lesquels l&#8217;URSS est décrite : Emir Kusturica est convaincant car tout en finesse, l&#8217;URSS n&#8217;est pas dans l&#8217;état lamentable que l&#8217;on se complaît à décrire parfois, les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches. Et les deux dernières séquences sont chargées d&#8217;une intensité rare et maîtrisée, la fuite en avant pour chacun. En revanche, Guillaume Canet m&#8217;a pour le moins <strong>agacée</strong> : certaines répliques sont exprimées avec une lourdeur, une lenteur qui arrête brutalement le déroulement du film. Dans les scènes de colère cela atteint à l&#8217;exercice de diction : &laquo;&nbsp;mais-maintenant-j&#8217;en-ai-assez-au-re-voir&nbsp;&raquo;. Un monde d&#8217;hommes en tout cas, où les femmes sont abusées et pardonnent. <strong>En demi-teinte</strong> donc. Je reverrais bien <em>Est/Ouest</em>, maintenant&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-thumbnail wp-image-770 aligncenter" title="Hotel Woodstock" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/10/Hotel-Woodstock-150x150.jpg" alt="Hotel Woodstock" width="150" height="150" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Hôtel Woodstock</em></strong> m&#8217;a prise au dépourvu : je m&#8217;attendais, va savoir pourquoi, à du rire et à de la musique&#8230; Et bien pas du tout : ce n&#8217;est pas du tout hilarant. Malgré quelques très bonnes scènes on est plus dans le domaine du <strong>mignon</strong>, et de musique presque pas ou si peu, et surtout aucun des standards de l&#8217;époque auxquels on s&#8217;attendrait. Car c&#8217;est effectivement le &laquo;&nbsp;comment tout a commencé&nbsp;&raquo; qui compte, pour un événement devenu majeur ou pour la vie d&#8217;un jeune homme : comment Elliot propose aux organisateurs du festival de Woodstock, dont on ne sait évidemment pas encore le succès qu&#8217;il aura, les champs autour du patelin où ses parents possèdent un hôtel, comment il va par la même occasion effectuer un pas décisif dans sa vie d&#8217;adulte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tout est centré comme souvent chez Ang Lee sur <strong>la lente découverte de soi</strong>, le passage pour ce jeune homme à la vie adulte, la découverte de l&#8217;homosexualité et son éventuelle annonce, le passage d&#8217;une génération à une vie plus libérée, de parents à personnages âgées seules. <strong>Un film très doux, finalement, sans à-coups, sans révélations majeures</strong> sauf sans aucun doute l&#8217;étonnant <strong>Liev Schreiber</strong> interprétant le rôle d&#8217;un travesti inattendu, drôle et en finesse, qui n&#8217;est pas sans rappeler le personnage de Bernadette/Ralph dans <em>Priscilla folle du désert</em>. Tiens, un autre film que je reverrais bien encore et encore&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img class="size-thumbnail wp-image-769 aligncenter" title="Good Morning England" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/10/Good-Morning-England1-150x150.jpg" alt="Good Morning England" width="150" height="150" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quant à <em><strong>Good Morning England</strong></em>, j&#8217;attendais avec impatience l&#8217;occasion de le voir. La blogosphère en a parlé, c&#8217;est anglais, c&#8217;est rock et surtout avec trois excellents acteurs : <strong>Philip Seymour Hoffman</strong>, <strong>Bill Nighy</strong> (comme je le disais à <a href="http://salutthomas.blogspirit.com/" target="_blank">Day</a> chez <a href="http://lespenseesdemanu.hautetfort.com/" target="_blank">Manu</a>, si tu ne l&#8217;as pas vu dans <em>State of Play</em> (LA SERIE, pas le film surtout), tu n&#8217;as rien vu&#8230;) et <strong>Kenneth Brannagh</strong> ! Et si, et si, ma chère, regarde le ministre de plus près&#8230; Et une apparition d&#8217;Emma Thompson.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le film fait pour moi donc. Une radio pirate sur un bateau, <strong>du sexe, du rock n&#8217; roll</strong> : le <strong>rythme</strong> est, comme il se doit entraînant, certaines scènes et personnages à se pourlécher les babines et les dialogues allient intelligemment érotisme, insultes et, évidemment, rock n&#8217; roll. J&#8217;ai beaucoup aimé, notamment parce que <strong>les attentes sont déjouées</strong> (les scènes d&#8217;amour) et quand le scénario fonce en plein convenu, il le fait avec brio et éclats de rire (la scène du sauvetage). Les quelques longueurs à dénoter sont finalement due sau personnage principal, le jeune Carl, qui n&#8217;est en somme qu&#8217;un prétexte sans profondeur pour mettre en scène autour de lui tout ce joyeux petit monde. Et </span><span style="color: #000000;">Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy et Kenneth Brannagh ??? Ahhhhhhhhhhhhhhhh, je les adore encore plus !!!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><img class="size-full wp-image-783 aligncenter" title="Bambou" src="http://www.chouyosworld.com/wp-content/uploads/2009/10/Bambou.jpg" alt="Bambou" width="160" height="213" /><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Film dont je n&#8217;avais pas du tout entendu parler, mais vois-tu il me restait quelques heures à passer dans l&#8217;avion. </span><span style="color: #000000;">Un film sur un chien (à part <em>Didier</em>), tu vois à quoi j&#8217;en suis réduite ? </span><span style="color: #000000;"><strong><em>Bambou</em></strong> m&#8217;a laissée à la fois <strong>indifférente et très joyeuse</strong> : soyons claire, <strong>l&#8217;intrigue est absolument et irrémédiablement attendue</strong>, un couple se déchire autour d&#8217;une envie de bébé non partagée et d&#8217;une carrière de pianiste internationale. On voit tout de suite où cela va nous mener, d&#8217;autant plus quand Didier Bourdon (des Inconnus) récupère la chienne de sa belle-mère. Le chien est nul, vraiment, et n&#8217;a d&#8217;autre rôle que de <strong>garder les oreilles baissées en ouvrant grand ses yeux de cocker</strong>. Beaucoup de scènes sont téléguidées, et auraient gagner à devenir (ou à rester) des sketches, et la brochettes d&#8217;acteurs (Pierre Arditi, Anny Duperey&#8230;) n&#8217;apporte pas grand-chose.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Toutefois, deux éléments m&#8217;ont fait tenir <strong>jusqu&#8217;au bout du film et éclater de rire</strong> : la femme de ménage asiatique, jouée par une excellente <strong>Hélène Patarot</strong>, toute en gros mots et en &laquo;&nbsp;tu me traites là ?&nbsp;&raquo;. On en regrette presque que ce ne soit pas elle qui ait le premier rôle féminin, face à un Didier Bourdon pataud et perdu. Le second élément est totalement fortuit : <strong>les sous-titres anglais</strong> proposés par Air France. Car quand tout au long du film des répliques telles que &laquo;&nbsp;mais où elle est, cette chienne ?&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas un chien, c&#8217;est une chienne !&nbsp;&raquo; sont traduits par &laquo;&nbsp;<em>where is this bitch ?</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>it&#8217;s not a dog, it&#8217;s a bitch</em>&laquo;&nbsp;, tu ne peux que rire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Et la prochaine fois ? <em>Looking for Eric</em>, <em>Inglorious Basterds</em> et <em>Whatever Works</em> ! Mais aussi <em>Le Temps d&#8217;un Week-end</em>, <em>Le Tailleur de Panama</em> et encore plein d&#8217;autres&#8230;<br />
</span></strong></p>
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