Un rite de passage à Musti, ou : « Du lâche de pigeon au lâcher de bébé ».

C’est toujours étonnant d’entendre parler d’un lieu méconnu dans l’immensité qu’est l’Inde et d’y être passé, même quelques heures. Du genre : Solapur (prononcer « Sholapur »), aux confins du Maharashtra et du Karnataka, un noeud ferroviaire et routier avec une forte minorité musulmane. Nous nous y étions arrêtés pour changer de train lors de notre excursion à Bijapur. Qui eût cru que si nous nous y étions arrêtés deux semaines plus tard, et que nous nous soyons rendus à Musti, nous aurions pu assister à une cérémonie tout droit venue du moyen age.

Et quand je dis ça, n’oublie pas que je suis médiéviste et qu’il faut donc comprendre que 1) c’est bien une tradition médiévale, donc bien venue du moyen age, 2) cela n’est pas un jugement mais un fait, avec toutes les implications théoriques et pratiques que cela implique, 3) cela participe d’un ensemble de traditions toujours vivaces en Inde qui dénotent d’une attitude face aux rites de passage équivalente à ceux d’il y a quelques siècles en Europe, ce qui fascinant pour moi.

Zut alors donc, j’aurais bien aimé assister à ça :

Effectivement, à Musti, pour que les bébés soient bénis et renforcés pour la vie qui les attend, un rite de passage leur est imposé : ils sont jetés du haut d’un bâtiment directement dans un drap tendu dix mètres plus bas où ils sont récupérés, terrifiés mais prétendument jamais blessés. La foule se presse autour, les badauds comme les parents, avides de bénédictions et de sensations fortes : c’est cette partie du rituel qui m’intéresse le plus, bien évidemment…

HIIIIIIIIIIIII !!!(0)Boah...(0)

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