Portraits de Bombay – La tattoowalli

***Avertissement : avant de lire ce billet, un bain de gel hydroalcoolique est nécessaire…***

Tatoueuse 6

A l’arrière-plan, un livreur de glace. Fondant goutte à goutte sous le soleil de cette fin d’après-midi, dans la chaleur d’un mois d’octobre à Bombay. La vache, elle, se repaît d’un goûter bien mérité, farfouillant de son mufle un sac rempli d’on préfère ne pas savoir quoi.

Marine Drive, poussière sèche d’après-mousson dans ses caniveaux, circulation fluide à cette heure où seuls les taxis pétaradent leur gaz d’échappement au nez des passants. Et au premier plan, une scène qui a attiré mon regard.

Lenteur, patience, précision, rien n’est laissé au hasard dans ces gestes que seule la rue de l’Inde sait t’offrir.

Tatoueuse 1 Tatoueuse 2 Tatoueuse 3

Le matériel est de ceux que l’on emballe méticuleusement : à force de plis et de replis, tous les métiers de rue finissent par tenir une place minuscule sur le trottoir comme dans les sacs. Un petit carré de tissu, des feuille plastifiées exposant les motifs, des tampons de batik, de petits pots d’encre. Et l’aiguille. Actionnée par des piles maintenues dans un bout de bois, deux fils électriques qu’il faut parfois reconnecter et une petite machine manuelle qui pique et perce, introduisant l’encre pour laisser un dessin à jamais sur la peau. La tattoowalli la tient d’une main sûre, trempant régulièrement l’aiguille dans l’encre, et dessine lentement ce qui sera bientôt Ganesh, le dieu hindou à tête d’éléphant…

Tatoueuse 7

Tatoueuse 4

Tatoueuse 5

C’est la première fois que je vois une tattoowalli. A un endroit populeux et populaire, entre caniveau et détritus, sous le regard de tous. Et des gestes qui prenaient leur temps, sous le regard des passant. Car je n’étais pas la seule curieuse ce jour-là.

Viens, prends ma main, suis-moi…


Une tatoueuse de rue à Bombay par Chouyo

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10 commentaires

  1. Je ne savais pas qu'il y avait aussi des tattoowalli dans les rues de Bombay !! C'est fou ce que cette ville peut abriter !

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  2. Mouahahaha, et si on veut se tatouer les fesses, ça se passe aussi sur le trottoir? : )
    Ps : le tatoué, il me rappelle un acteur, celui qui joue toujours le trafiquant mexicain ^^

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  3. Rassure-moi, ce n'est pas définitif définitif ?
    Nous sommes des petites natures en fait. Mon cher et tendre sera de passage à Bombay en janvier; il faut lui indiquer l'adresse de cette tatoueuse afin qu'elle lui fasse un beau ganesh.

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  4. Ahlala,c'est terrible je ne peux m'empecher de penser aux aiguilles communes...
    Cela me rappelle aussi mon premier tatoueur vu dans les rues de Leh qui traçait un très beau paon sur un bras .Cette scène avait rameuté tous les passants.
    Moi je fais du tatouage au henné sur les marchés nocturnes et autres,la curiosité est universelle...

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  5. Ah ben oui, c'est moins propre que dans les chansons de Francis Cabrel 🙂 (pardon, mais je me retrouve avec cette ânerie dans la tête parce que j'ai vu tatoué et encre... cette mémoire de la niaiserie, quelle plaie !)

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  6. Wo pitin c'est beau, mais un truc de ce genre et nous autres occidentaux aseptisés mourrons tous dans les 8 minutes qui suivent

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  7. Avant ton départ, essaye de trouver une Liftingwalli, une Lipowalli ou une Rhinowalli... Maintenant que j'ai vu ça, je crois que c est possible.

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