Le look au temps du choléra

Cholera New York

Si la peste traverse l’histoire, les arts, la littérature, le choléra ne se laisse pas distancer.

Descriptions intensément réalistes ou apparitions par bribes elliptiques dans les romans, la maladie a pris forme pour moi au fil des mots de Thomas Mann, Gabriel Garcia Marquez, Giono, et s’est incarnée dans les coups de pinceaux cadavériques des caricaturistes londoniens.

A cette connaissance toute livresque de la maladie se sont ajoutés les éléments glanés dans les articles des journaux indiens qui, régulièrement, mentionnent des épidémies dans telle ou telle région du pays. Et de temps à autre, sur les murs des écoles, on trouve les Educational Charts si surannées mais vecteur toujours essentiel pour diffuser les connaissances et les gestes de prévention (et conforter au passage quelques préjugés et traditions bien genrées).

Cholera Chart

J’avais donc une idée globale de la maladie et de ses symptômes.

Jusqu’à visiter le Kew Bridge Steam Museum, à quelques encâblures à l’ouest de Londres. Là, au milieu d’un passionnant entrelacs de machines à vapeur, de pompes hydrauliques, de systèmes d’écoulement ou d’épuration (c’est réellement un musée à visiter, notamment avec des enfants), j’ai découvert que le choléra, quoique terrible, n’a presque aucun impact sur la coiffure*.

Kew Bridge Steam Museum Choléra

Cela méritait d’être mentionné.

* Ceci m’a été indiqué par une followeuse sur Twitter, merci à elle, le sens de l’observation est une qualité indispensable au contenu de ce blog !

 

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Un commentaire

  1. En fait, après le choléra, on ressemble à un mannequin de podium pendant la fashion week : couronne de tresses, tronche de six pieds de long et air mal nourri 😀

    HIIIIIIIIIIIII !!!(0)Boah...(0)

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